Publié le 16/02/2009 à 12:00 par badclown
Passionné de cinéma depuis son plus jeune âge, Park Chan-wook crée lors de ses études à l'Université de Sogang le club Movie Gang. Son diplôme de philosophie en poche, il en profite pour publier plusieurs essais critiques sur le cinéma avant de signer son premier long métrage en 1992 :
Moon is the sun's dream, un film de gangsters se déroulant à Pusan, l'une des plus grandes villes de Corée du Sud. Il enchaîne en 1997 avec
The trio, un portrait comique de trois personnages hors-la-loi.
En 2000, le thriller
Joint security area l'impose comme un des cinéastes majeurs du nouveau cinéma coréen. Le film reçoit plusieurs récompenses dont le Prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au Festival du Film asiatique de Deauville ainsi que le Prix Spécial du Jury au Festival international du Film de Seattle.
2002 est une année clé pour le cinéaste qui se distingue en réalisant
Sympathy for Mr. Vengeance, un descente aux enfers sans concession présenté au Festival du Film policier de Cognac en 2003. Un an plus tard, Park Chan-Wook adapte le manga
Old boy avec Min-sik Choi dans le rôle principal. Sélectionné en Compétition à Cannes (l'année où Quentin Tarantino est Président du Jury), le film obtient le Grand Prix et consacre au passage le réalisateur sur la scène internationale.
Park Chan-Wook signe ensuite le volet intitulé
Cut du triptyque
3 extrêmes (auquel participe aussi le cinéaste japonais prolifique Takashi Miike). Puis il réalise
Lady Vengeance qui boucle sa "trilogie de la vengeance", entamée avec
Sympathy for Mr. Vengeance et poursuivie par
Old boy. Une oeuvre violente empreinte d'un humour noir incisif qui révèle tout le talent du cinéaste.
En 2007, il change de registre avec
Je suis un cyborg, une histoire d'amour à la fois loufoque et mélancolique entre deux internés d'un hôpital psychiatrique. Un film qu'il qualifie lui-même de "bouffée d'oxygène" entre ces différents projets et qui lui vaut d'être distingué à la Berlinale par le prix Aflred Bauer récompensant le film le plus novateur de la sélection.
Filmographie :
Réalisateur
* 1992 : Moon Is the Sun's Dream (달은 해가 꾸는 꿈)
* 1997 : 3 Members (3인조)
* 1999 : Judgement (Simpan) (심판) (court-métrage de 26 minutes)
* 2000 : Joint Security Area (Gongdong gyeongbi guyeok JSA) (공동경비구역 JSA)
* 2002 : Sympathy for Mister Vengeance (Boksuneun naui geot) (복수는 나의 것)
* 2003 : If You Were Me (Yeoseot gae ui siseon) (여섯개의 시선) (compilation de courts-métrages de différents réalisateurs)
* 2003 : Old Boy (Oldboy) (올드보이)
* 2004 : 3 extrêmes (Three... Extremes) (쓰리, 몬스터 : 컷) (segment Cut)
* 2005 : Lady Vengeance (Chinjulhan geomjasshi) (친절한 금자씨)
* 2006 : Je suis un cyborg (Sai bo gu ji man gwen chan a) (싸이보그지만 괜찮아 )
Scénariste
* 1999 : Judgement (Simpan) (심판) (court-métrage de 26 minutes)
* 2000 : The Anarchists (아나키스트), de Yu Yeong-sik
* 2000 : Joint Security Area (Gongdong gyeongbi guyeok JSA) (공동경비구역 JSA)
* 2001 : The Humanist (휴머니스트), de Lee Mu-yeong
* 2002 : Sympathy for Mister Vengeance (Boksuneun naui geot) (복수는 나의 것)
* 2002 : Taekwon Girl (Cheoleobtneun anaewa paramanjanhan nampyeon geurigo taekwon sonyeo) (철없는 아내와 파란만장한 남편 그리고 태권소녀), de Lee Mu-yeong
* 2003 : If You Were Me (Yeoseot gae ui siseon) (여섯개의 시선) (compilation de courts-métrages de différents réalisateurs)
* 2003 : Old Boy (Oldboy) (올드보이)
* 2004 : 3 extrêmes (Three... Extremes) (쓰리, 몬스터 : 컷) (segment Cut)
* 2005 : Lady Vengeance (Chinjulhan geomjasshi) (친절한 금자씨)
* 2006 : Je suis un cyborg (Sai bo gu ji man gwen chan a) (싸이보그지만 괜찮아 ) (co-scénariste Jeong Seo-kyeong)
Source :
Allociné
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Publié le 16/02/2009 à 12:00 par badclown
C’est à Brooklyn, le 13 septembre 1939 que Witkin poussa son premier cri dans le monde. Il vécut les premières années de sa jeunesse dans une famille ouvrière entouré d’un père juif et d’une mère très catholique, ceux-ci ne pouvant assumer la différence de ses deux religions en contradiction finirent par vivre dans un climat de conflits fréquents, qui engendra une séparation au sein du couple et Joel-Peter ainsi que son frère se retrouvèrent très jeunes à la charge de leur mère.
C’est très tôt, alors qu’il n’avait que six ans que le visage de la mort se présenta à Witkin, voici d’après son propre témoignage son entrée dans un monde obscur : « A six ans, j’ai assisté avec ma mère et mon frère à un carambolage impliquant plusieurs voitures à Brooklyn. De l’ombre des véhicules retournés, a roulé vers moi ce que j’ai pris pour un ballon, mais comme il roulait plus près et finissait par s’arrêter contre le trottoir où je me trouvais, j’ai pu voir qu’il s’agissait de la tête d’une petite fille. Cette expérience m’a fait tomber amoureux, non seulement d’elle, mais de la vie en général. Plus tard, lorsque pour la première fois j’ai tenu en main un appareil photo, c’était comme si je tenais la tête de cette petite fille. » Son père passionné par les revues d’actualités de l’époque, lui montra des photos illustrant certains articles, Witkin fut dès lors influencé par Wegee, le célèbre photographe de crime urbain.
Le jeune Witkin entreprit des études au collège Saint- Cecilia à Brooklyn, ensuite il poursuivit au lycée Grover de Cleveland étouffé par un climat très strict tant au niveau familial que scolaire, ambiance qui ne l’empêcha pas d’être de plus en plus obsédé par la mort sa complice. Ses premiers essais photographiques s’effectuèrent à l’âge de seize ans, son modèle du moment ; un rabbin qui certifiait avoir vu Dieu. Ce fut à la même époque qu’Edouard Steichen choisi une de ses photographies pour l’exposer dans la collection du musée d’art moderne de New York. Cette reconnaissance marqua le début d’une vie consacrée à la photographie. Après le lycée, il travailla dans des professions touchant à sa passion, fut entre autre enrôlé à l’armée comme reporter des accidents militaires. Dès sa démobilisation il retourna à New York où il entreprit des études de sculpture, mais c’est la photographie qui demeura son domaine de prédilection.
Par contre, c’est dans la peinture de Goya et de Bosch que nous pouvons trouver les profondes racines de son art, « Goya et Bosch, mes héros suprêmes, se sont transcendés à travers leur travail. Leur esprit vit toujours dans leurs réalisations. C’est pour moi le véritable but de l’art, mais peu de gens l’ont atteint. Voilà pourquoi je pense que l’art n’est pas fait pour la distraction, ni pour l’amusement, même s’il peut contenir parfois une dimension amusante. L’artiste se doit d’être aussi pur qu’un saint, son rôle est de sublimer notre conscience. La création est comme un acte de purification, une forme de sanctification. » Afin de perfectionner ses connaissances, il se retrouve dès 1976 étudiant à l’université d’Albuquerque, où il s’établit et se marie en 1978 avec une artiste en tatouage prénommée Cynthia. Il finit par se retrouver lui-même professeur de photographie à l’université du Nouveau-Mexique. Pendant toute cette période, on lui attribua des subventions afin de l’aider à continuer une œuvre de plus en plus controversée par les uns et de plus en plus adulée par les autres, il est vrai qu’il est impossible de rester indifférent devant une photo de Witkin, soit on aime, soit on exècre. Que de scandales autour de ses photos, tapages dus entre autre aux sujets et aux modèles, Witkin trouva sa voie parmi les monstres, les cadavres, les perversions de tous acabits, le tout mis en scène très habilement et méticuleusement. « Je ne suis plus l’observateur impuissant, mais l’objectif qui veut partager l’enfer ».
Toujours à la recherche de modèles, il passe des annonces pour les solliciter , voici un exemple qui résume très bien une partie de ses travaux : « Cherche têtes d’épingles, nains, géants, ailés, mains ou pieds changés, quelqu’un né sans bras, pieds, yeux, seins, organes génitaux, oreilles, nez, lèvres, hermaphrodites et teratoïds (vivant ou mort), quelqu’un portant les stigmates du Christ , il finit par ajouter à cette demande des femmes dont les visages sont couverts de cheveux ou de grandes lésions de peau, désirant poser dans des robes du soir, des personnes qui vivent comme des personnages de bandes dessinées, des corsets, des fétichistes et des esclaves, et pour finir quelqu’un qui revendique être Dieu ». Alors que tout désigne un blasphémateur, Witkin se revendique catholique, « Je suis catholique romain. Avant de pouvoir affirmer cela, je suis passé par un grand nombre d’épreuves et de recherches concernant l’essence de cette croyance. Je suis frappé par le fait que beaucoup de gens souffrent d’un déséquilibre moral car ils ne peuvent trouver aucune raison à leur présence en ce monde. Comment peut-on exister de cette manière ? ». Les morgues proches de son habitation, lui fournissent la matière première de ses travaux, cadavres, squelettes, fœtus, restes humains ou animaux font partie de ses décors pour des préparations presque initiatiques crées dans des conditions parfois précaires.
Dés que la prise de vue est terminée, vient le reste du travail, sa technique : Witkin gratte les négatifs avec des rasoirs, les impriment sur des papiers tissus, les maculent avec des piments, du café, du thé, les traitent à la cire d’abeille et les réchauffent, le tout peut prendre une semaine d’essais. Witkin, le poète sombre de la photographie, comme il se définit lui-même, ne se montre plus qu’à de très rares occasions, son travail se limite maintenant à une dizaine de photographies sur l’année. Après de nombreux déboires et d’abondantes contestations, ses œuvres sont maintenant exposées dans les plus grandes villes du monde, sa technique est enseignée dans toutes les institutions d’art.
Source :
Inquisitor
Publié le 16/02/2009 à 12:00 par badclown
Cette fourmi doit son nom à sa façon de se déplacer en longues colonnes, reine et ouvrières au centre, soldats en tête et sur les côtés.
On rencontre différentes espèces de fourmis légionnaires dans les régions tropicales d’Inde, d’Afrique, et d’Amérique.
Le genre Eciton (en illustration) est particulièrement réputé pour sa férocité en Amérique. Le genre Anomma, tout aussi guerrier, vit en Afrique ainsi que la célèbre Dorylus nigricans appelée fourmi magnan.
Portrait de la fourmi légionnaire
Ces fourmis vivent essentiellement dans les forêts d’Afrique et d’Amérique du Sud. Les Ecitoninae vivent dans le Nouveau Monde. Les Aenictinae et les Dorylinae vivent dans l’Ancien Monde. Ces fourmis font partie de l'ordre des Hymenoptera et de la famille des Formicidae.
Il existe plusieurs espèces dont notamment :
* Eciton burchelli
* Eciton dulcius
* Eciton hamatum
* Anomma wilwerthi
* Dorylus nigricans
Quel que soit le continent, toutes les fourmis légionnaires partagent des points communs :
* Elles sont nomades
* Elles attaquent sans effectuer de reconnaissance préalable
* Leur reine, dépourvue d’ailes, peut pondre jusqu’à 2 millions d’œufs en un mois
En 2003, Sean Brady, entomologiste à l’Université Cornell, a publié une étude génétique portant sur 30 espèces de fourmis légionnaires de continents différents et 20 espèces fossiles.
Leur ancêtre commun aurait vécu il y a 100 million d’années sur le supercontinent Gondwana. Après le fractionnement du Gondwana, toutes les espèces ont conservé les trois caractéristiques propres aux fourmis légionnaires.
Les mâles sont pourvus d’ailes et meurent rapidement après la reproduction.
Parmi les fourmis légionnaires, l’homme a donné des surnoms qui symbolisent bien ces espèces : la fourmi safari d’Afrique ou la fourmi guerrière du Nouveau Monde. Elles ont été surnommées les Huns du monde des insectes.
Les fourmis tropicales américaines, du genre Eciton, sont parmi les plus redoutables. En Afrique, la plus crainte est la Dorylus nigricans ou fourmi magnan.
La fourmi safari africaine (genre Dorylus), comme les fourmis guerrières Eciton, se déplace en colonnes de razzia, longues parfois de 300 m et fortes de milliers d’individus. Ces fourmis attaquent tout animal vivant, y compris l’homme.
Leur structure sociale est la même que pour la plupart des autres espèces. Elle consiste en une reine mère et la population élargie de ses descendants.
Sa progéniture comprend des ouvrières dépourvues d’ailes, des mâles ailés et des reines ailées qui quitteront le nid comme reines fécondées.
La fécondation nuptiale de la reine durera toute sa vie, parfois jusqu’à 15 ans. La moyenne des ouvrières ne vit que quelques années. Les mâles meurent peu après le vol nuptial.
La caste ouvrière est spécialisée et se divise en sous-castes. Les soldats ne sont que des ouvrières plus grosses.
Dans le genre Anomma, les plus petites ouvrières mesurent 0,5 mm alors que les plus grandes mesurent 14 mm mais un soldat mesure en moyenne 25 mm.
Il existe de nombreuses spécialités d’ouvrières dans le monde des fourmis. Chez les fourmis champignonnistes, des ouvrières sont devenues minuscules pour pouvoir repousser les attaques des mouches parasites. Les ouvrières spécialisées dans la coupe des feuilles peuvent les transporter sur leur os grâce à leur poids plume.
Une colonie évolue en fait comme une unité biologique.
L’organisation des fourmis légionnaires
Les fourmis légionnaires se déplacent en colonnes de quelques dizaines de mètres, organisées militairement :
Au centre, les petites ouvrières transportent les larves et parfois des proies comme garde-manger. La reine est entourée de ses servantes.
Sur les flancs, les soldats, qui sont des ouvrières deux fois plus grosses que les autres, munis d’une tête énorme et de mandibules impressionnantes.
Plusieurs de ces soldats sont régulièrement relevés afin de précéder la colonne en éclaireurs. La colonne suit ainsi ses soldats aux traces odorantes qu’ils laissent derrière eux.
La colonne avance de 200 m par jour environ et s’arrête la nuit pour camper, toujours en bon ordre. La reine reste au centre et les soldats montent la garde autour d’elle.
Chez certaines espèces sud-américaines, les nids qui servent de bivouac pour la nuit, pendent des arbres comme des essaims d’abeilles.
De ces masses sortent des colonnes de razzia qui fouillent chaque brindille pour rapporter de quoi nourrir la colonie.
Malgré l’apparente confusion qui règne, l’immense communauté maintient une activité coordonnée. Le mode de communication chimique des fourmis et le rôle joué par la reine constituent deux facteurs importants qui permettent cette cohésion.
La fourmi magnan (Dorylus nigricans)
La reine, aveugle, pond jusqu’à 50 000 œufs par jour pendant la période de reproduction. Aptère, elle pèse jusqu’à 2 grammes, soit le poids de 100 soldats.
A chaque nouveau déplacement, elle est tellement grasse que des dizaines d’ouvrières s’agglutinent autour d’elle pour la pousser et la tirer.
Le bruit caractéristique de cette armée en marche est appelé la marabounta. La durée du raid varie entre 3 h et 2 jours.
Dans son livre « Les Fourmis », Bernard Weber décrit admirablement la terreur qu’inspire l’arrivée des magnans :
« Après les éclaireurs, les autres arrivent vite, en colonne à perte de vue. La colline devient noire. C’est comme une coulée de lave qui fait fondre tout ce qu’elle touche ».
Rien n’arrête les magnans, pas même une étendue d’eau. Pour franchir l’obstacle, les ouvrières se transforment en pont vivant.
L’ethnie d’Houphouët Boigny utilisait les magnans à des fins meurtrières. Ils laissaient la victime sur le passage des fourmis et récupérait 15 jours après un squelette bien propre.
Pourquoi les fourmis légionnaires voyagent t-elles ?
Pourquoi ces fourmis se déplacent t-elles ainsi continuellement ?
Ces voyages semblent liés à la reproduction. Une fois par mois, l’armée s’arrête, la reine pond 40 000 oeufs et plus, d’où sortent des larves une semaine plus tard.
Parallèlement, toutes les nymphes de la ponte précédente se métamorphosent à la fois en une masse de jeunes adultes affamés.
Les razzias reprennent alors brusquement. L’armée repart renforcée par de nouvelles troupes encore inexpérimentées.
La phase nomade dure de 16 à 18 jours. Puis, la colonie entre dans une phase sédentaire pour 20 à 21 jours.
La fourmi légionnaire est-elle dangereuse ?
Les fourmis légionnaires sont souvent de grande taille. On raconte des histoires effrayantes à propos de ces fourmis.
Il est vrai que ces armées sont capables de dévorer un bœuf, mais à condition qu’il soit attaché.
Rien ne résiste au passage de ces colonnes qui peuvent contenir plusieurs millions d’individus. Sur leur passage, les fourmis dévorent une quantité énorme d’insectes et de larves.
On les appelle parfois « mangeuses d’hommes » car elles sont capables de dévorer un corps humain, mort ou immobilisé.
Les mandibules des soldats, longues et pointues, sont utilisées en Amérique du Sud pour refermer les blessures, comme des agrafes.
Lorsqu’elles traversent un village, celui-ci doit être évacué.
Cependant, avant de partir, les habitants laissent les portes ouvertes car elles nettoient rapidement la maison de toute vermine, des rats et des cafards.
En Afrique, les fourmis légionnaires sont de véritables prédateurs. Elles dévorent d’avantage de chair animale dans la savane que les lions, les hyènes ou tout autre carnivore.
Source :
Terra Nova
Publié le 15/02/2009 à 12:00 par badclown
En scientologie, Xenu ou Xemu serait, d'après l'écrivain de science-fiction et fondateur de la scientologie L. Ron Hubbard, le dictateur de la « Fédération galactique » qui, il y a 75 millions d'années, apporta, avec l'aide de psychiatres extraterrestres, 13 500 milliards d'extraterrestres sur Terre dans des vaisseaux spatiaux ressemblant à des DC-8, les mis dans des volcans et les fit exploser avec des bombes à hydrogène. Les scientologues croient que l'essence de ces extraterrestres est restée sur Terre et qu'elle s'agglomère autour des êtres humains, leur causant des problèmes spirituels. L'existence de Xenu serait tenue secrète aux scientologues jusqu'à ce qu'ils atteignent le niveau OT III.
L'histoire de Xenu
L'histoire de Xenu fait partie des doctrines secrètes Advanced Technology enseignée seulement aux membres avancés de la scientologie. Elle a été décrite de manière plus détaillée dans Révolte dans les Étoiles (Revolt in the Stars), le script d'un film (qui n'a jamais été tourné) écrit par L. Ron Hubbard à la fin des années 1970. Les citations directes de cette section en proviennent.
Les scientologues croient qu'il y a 75 millions d'années, Xenu était le dictateur d'une Confédération Galactique qui consistait en 26 étoiles et 76 planètes, y-compris la Terre, qui était alors appelée Teegeeack. Les planètes étaient surpeuplées, chacune ayant une population moyenne de 178 milliards de personnes. La civilisation de la Confédération Galactique était comparable à la nôtre, avec des extraterrestres « se promenant avec des habits qui ressemblaient étonnamment aux habits qu'ils [?] portent maintenant », qui utilisaient des automobiles, trains et des bateaux ayant exactement la même apparence que les « Circa 1950, 1960 » sur Terre. Xenu était sur le point de perdre le pouvoir, aussi il décida d'éliminer l'excès de population. Avec l'aide de « renégats », il vainquit la population et les « Officiers Loyaux », une force du bien qui s'opposait à Xenu. Ensuite, à l'aide de psychiatres, il appela des millions de ses citoyens, les paralysa avec des injections d'alcool et de glycol, sous le prétexte qu'ils étaient appelés pour des inspection de « l'impôt sur les revenus ». La population kidnappée fut chargée dans des vaisseaux spatiaux pour être transportée vers le site d'extermination, la planète Teegeeack (Terre). Les vaisseaux spatiaux étaient identiques aux Douglas DC-8, à l'exception des moteurs.
Lorsqu'ils arrivent sur Teegeeack/Terre, les citoyens paralysés furent déchargés dans des volcans partout sur la planète. Des bombes à hydrogène furent ensuite déposée dans les volcans et explosèrent. Seuls les corps physiques de quelques extraterrestres survécurent. Hubbard décrit cette scène dans le script de son film, Révolte dans les Étoiles.
« Simultanément, les charges explosèrent. Les explosions s'élevèrent des cratères des Loa, Vésuve, Shasta, Washington, Fukiyama, Etna et beaucoup, beaucoup d'autres. Des nuages en forme de champignon s'élèverent, parcourus de flashs de flammes, de déchets et de fission. De grands vents parcoururent tumultueusement la surface de la Terre, répandant la destruction. Pleins de débris et d'un jaune malade, les nuages atomiques suivaient de près les vents. Leurs bord en forme d'arc avançaient inexorablement sur les forêts, les villes, les humains, ils apportaient la mort et les radiations. Un gratte-ciel, haut et droit comme une flèche, se plia pour former un point d'interrogation, avant de s'abattre sur la ville pleine de hurlements... »
— L. Ron Hubbard, Révolte dans les Étoiles
Les âmes sans corps des victimes, qu'Hubbard appelait thetans, furent répandues par l'explosion. Elles furent capturées par les forces de Xenu à l'aide d'un « ruban électronique » et aspirées dans des « zones de vide » autour du monde. Les centaines de millions de thetans capturés furent emmenés dans une sorte de cinéma où ils furent obligés de regarder une « colossale image tridimensionnelle animée » pour trente-six jours. Cela implanta ce qu'Hubbard appelle « diverses données trompeuses » (appelées collectivement implant R6) dans la mémoire des thetans, « qui avaient (les données) quelque chose à voir avec Dieu, les démons, les space opera, et cetera ». Cela incluait toutes les religions du monde, et Hubbard attribuait l'image de la Crucifixion du Christ à l'influence de Xenu. Les décorations intérieures de « tous les théâtres modernes » est aussi, d'après Hubbard, une conséquence inconsciente des implants de Xenu. Les deux « stations d'implants » citées par Hubbard seraient localisée sur Hawaii et Las Palmas.
En plus d'implanter de nouvelles croyances dans les thetans, les images les privèrent de leur sens de l'identité personnelle. Quand les thetans quittèrent les cinémas, ils commencèrent à s'agréger, ensembles, en groupes de quelques milliers, car ils avaient perdu la capacité de faire la différence entre chacun d'entre eux. Chaque groupe de thetans est rassemblé dans l'un des quelques corps restants qui survécurent à l'explosion. Ils devinrent ce que l'on connaît en tant que « corps thetan », qui s'accrocheraient à tout le monde, sauf aux scientologues ayant suivi les étapes nécessaires pour s'en débarrasser.
Les Officiers Loyaux réussirent finalement à vaincre Xenu et à l'enfermer dans une montagne, où il est emprisonné pour l'éternité par un champ de force alimenté par une pile éternelle. Certains pensent que Xenu se trouve sur Terre, dans les Pyrénées, mais Hubbard ne parle que « d'une des planètes » (de la Confédération Galactique). Il dit toutefois que les Pyrénées sont le site de la dernière « station de rapport martienne » en activité. Teegeeack / la Terre a été complètement abandonnée par la Confédération Galactique et est maintenant une « planète prison », bien qu'elle ait été souvent visitée par des « forces d'invasions » extraterrestres depuis cette époque.
Les volcans de Xenu
Hubbard cite certains des volcans dans lesquels le meurtre en masse de Xenu pris place, en plus de la position des deux stations d'implants (sur Hawaii et Las Palmas). Dans Révolte dans les Étoiles, le nom des volcans est légèrement différent de ceux enseignés aux scientologues atteignant le niveau OT III. Par exemple, le Mont Etna et le Vésuve sont cités dans le script, mais pas dans l'OT III. Les volcans que Xenu fit exploser seraient :
* Le Mont Washington
* Le Mont Rainier
* Le Mont Hood
* Le Mont Shasta
* Le Mont San Giorno
* divers volcans canadiens
* divers volcans de la Cordillère des Andes
* Tangier, au Maroc
* Le Mont Saint-Hélène
* Le Kilimanjaro
* Las Palmas
* divers volcans au Japon
* Le Krakatoa
* divers volcans aux Philippines, dans l'Himalaya, sur Hawaii
Place dans la scientologie
L'un des objectifs des scientologues consisterait à se débarrasser de ces âmes qui seraient supposées vivre à l'intérieur d'eux.
Initialement dévoilé par le Los Angeles Times, Xenu ferait sa première apparition à partir du niveau avancée d’OT III.
Son existence n'est pas cautionnée par les scientologues bien que des actions en justice auraient été prises par l'Église de scientologie contre des gens qui ont diffusé sur internet des documents sous copyright leur appartenant dans lesquels l'histoire de Xenu serait racontée.
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Wikipedia
Publié le 10/02/2009 à 12:00 par badclown
Zdzisław Beksiński (né le 24 février 1929 – mort le 21 février 2005). peintre, photographe, dessinateur et sculpteur polonais illustre, de tendance surréaliste et fantastique.
Vie et oeuvre
Il est né dans la ville de Sanok, dans le sud-est de la Pologne. Après des études d'architecture à Kraków, il est revenu à Sanok en 1955 où il a passé plusieurs années comme surveillant des chantiers, travail qu'il détestait. C'est à cette période qu'il a commencé à s'intéresser à la photographie artistique, au photomontage, à la sculpture et au dessin. Il exécutait ses sculptures, purement abstraites, en plâtre, en métal et en fil de fer. En revanche sa photographie, en noir et blanc, empruntait essentiellement à la figuration, avec plusieurs thèmes qui apparaîtront ensuite dans ses dessins et peintures à savoir des visages ridés, des paysages désolés, des corps mutilés dont il accentuait l'expression en manipulant les lumières et les ombres. Ses photographies représentaient ainsi des images inquiétantes, comme par exemple celle d'une poupée mutilée avec son visage à moitié arraché, ou encore les portraits des gens sans visages ou avec leurs visages emmaillotés dans des bandages.
Ses dessins de jeunesse (car ensuite il cessera de dessiner pour n'y revenir que vers la fin de sa vie) sont emprunts de cruauté, de sado-masochisme avec un obsessionnel motif de la mort, du sexe, de la souffrance et de la peur.
Vers 1964, il s'est concentré sur la peinture. Contrairement à sa création sculpturale, purement abstraite, ses premiers tableaux peints à l'huile étaient figuratifs et ils resteront tels jusqu'à la fin de sa vie. D'abord, au cours des années 1970, il pratiquait une peinture fantastique. Cette période a duré jusqu'au debut des années 1990. C'est celle qui a été la plus connue et la plus admirée par le public (mais pas par la critique), pendant laquelle il a créé des images très colorées, toujours inquiétantes, surréalistes, apocalyptiques avec des scènes évoquant la mort, la décomposition, les paysages remplis des squelettes, les figures déformées et les déserts. Tout ceci avec force de détails peints avec une grande précision. Malgré leur ambiance menaçante, Beksinski affirmait que ses peintures étaient mal comprises; à son avis ses tableaux n'avaient rien de morbide et ont le plus souvent comporté une note d'humour et de persifflage. Il s'étonnait que le spectateur ne s'en aperçoive pas. De plus, pour complètement désarçonner ses admirateurs, Beksinski a toujours soutenu peindre comme le ferait un artiste abstrait, avec pour seul souci la forme, la composition et les équilibres à respecter entre les éléments peints. Le reste, c'est à dire ce que le spectateur aperçoit en tout premier lieu : les personnages, les paysages, les objets divers qui peuplent ses tableaux et semblent tellement "signifiants", n'étaient pour lui que ce que sont pour un artiste abstrait les ronds, les carrés ou les triangles à judicieusement placer, dans un ordre le plus harmonieux possible sur le rectangle de l'isorel.
Grand amateur et connaisseur de la musique, Beksinski ne pouvait pas peindre sans l'écouter en même temps.
Sa première grande exposition de peinture, organisée en 1964 à Varsovie par le critique d'art Janusz Bogucki, s'est avérée être un grand succès et tous les tableaux exposés ont été vendus. Au cours des années 1980, les travaux de Beksinski ont acquis une renommée internationale, d'abord en France, puis en Allemagne, en Belgique et au Japon grâce aux efforts de Piotr Dmochowski, son ami et propagateur. Celui-ci a fait plusieurs expositions du peintre, a édité plusieurs publications sur papier et a produit un film sur l'artiste ("Hommage à Beksinski"). Il a aussi crée à Paris, dans les sous-sols de sa galerie d'art, un petit "musée de Beksinski" où il exposait ses tableaux en permanence pendant les années 1989-1995, rue Quincampoix, près du Centre Pompidou.
En 1977 Beksinski a quitté Sanok et s'est installé à Varsovie. Mais avant de déménager il a brûlé plusieurs de ses tableaux dans l'arrière-cour de sa maison, hélas sans en garder de traces photographiées. Il estimait que certains de ces travaux étaient "trop personnels", pendant que d'autres étaient, selon lui, maladroits. Perfectionniste, il était capable de sacrifier plusieurs journées de travail et abandonner un tableau presque achevé (pour en peindre dessus un tout autre) s'il ne le trouvait pas satisfaisant.
Les années 1980 ont constitué une période transitoire dans l'art de Beksinski, pour déboucher dans les années 1990 sur une peinture moins colorée, peinte sur fond plat, sans effet de lumières et des ombres, dans un style plus ascétique.
Vers la fin des années 1990 il a découvert un nouveau champ pour exercer son art grâce aux techniques de la photocopie et de l'ordinateur. Tout en continuant donc la peinture et le dessin (auquel il est revenu entre-temps) il crée alors de nombreuses gravures et photomontages sur ordinateur.
Selon lui-même Beksiński exécutait ses peintures et dessins dans deux styles, qu'il appelle respectivement "baroque" et "gothique". Le premier était dominé par la représentation et l'atmosphère et correspondait surtout à la période "fantastique". Le deuxième était marqué par la recherche de la forme et correspond plutôt à la période "gothique", celle qui a précédé sa mort.
La fin des années 1990 était pour Beksinski une période très éprouvante sur le plan personnel. Sa femme, Zofia, dont il était très épris est morte en 1998; et un an plus tard, à la veille de Noël 1999, son fils Tomasz (un présentateur à la radio) s'est suicidé.
Homme charmant, spirituel et toujours souriant, ce fut un esprit vif et une remarquable intelligence. Passer avec lui plusieurs heures à bavarder de choses sérieuses et futiles était pour un visiteur un grand plaisir. Beksinski n'a jamais quitté la Pologne pour se rendre à l'étranger, n'a jamais pris l'avion, n'assistait jamais aux vernissages de ses expositions et vivait cloitré chez lui où il se sentait le plus à l'aise.
Meurtre
Le 21 février 2005, Beksinski est trouvé mort dans son appartement à Varsovie avec 17 coups de couteau sur le corps. Robert Kupiec, un adolescent, fils de son homme à tout faire de longue date, est arrêté peu de temps après le crime et reconnaît le meurtre. Le 9 novembre 2006, il est condamné à 25 ans de prison et son complice, Lukasz Kupiec, à 5 ans par le tribunal de Varsovie. Le mobile du meurtre a été crapuleux : Beksiński aurait refusé un prêt à Robert Kupiec.
- Source :
Wikipedia
Publié le 10/02/2009 à 12:00 par badclown
Dans les années 1950, le gouvernement américain met en place le Sound Surveillance System (SOSUS), un réseau de sonars destinée à surveiller les océans et à repérer les sous-marins (en particulier soviétiques). Suite à la fin de la guerre froide, l’intérêt des militaires pour le SOSUS fut décroissant. Aujourd’hui, il sert principalement dans le cadre de projet scientifique.
En Eté 1997, les experts reçoivent un son mystérieux qui "monte rapidement en fréquence sur environ une minute et à une amplitude suffisante pour être détecté par plusieurs senseurs sur une portée de plus de 5 000 km". Emis sur la côte sud-ouest de l’Amérique du Sud (coordonnées : 50° Sud et 100° Ouest), le bruit reste encore inconnus à ce jour. Il s’est répété à plusieurs reprise durant l’Eté 97, ce qui permit de l’enregistré, mais depuis cette période, il n’a plus jamais été entendu.
De nombreuses théories furent énoncées :
- On à d’abords pensée à un animal marins, un cétacé (comme la baleine bleue) et capable de produire un tel son. Le problème est que l’animal qui a produit ce bruit est censé être d’une taille titanesque, bien plus grande que la plus colossal des baleines bleue (qui mesure tout de même entre 20 à 34 mètres). De plus, si il s’agissait d’un cétacé, l’animal aurait du faire surface pour respirer et aurait du ainsi être repéré.
- La théorie du céphalopode gigantesque fut alors abordée, mais toutes les espèces connus ne disposent pas des membranes gazeuses nécessaires pour produire ce son.
- Reste la théorie d’une espèce de poisson encore inconnu, bien plus grand que la baleine bleue et vivant dans les profondeurs de l’océan le plus profond du monde (la profondeur maximale de l’océan pacifique est de 10 916 m).
- Il est également possible qu’un grand nombre d’être vivant produisant une vibration synchronisé furent à l’origine de ce son.
- La théorie d’une machine est probable, mais le bruit n’aurait pas parcouru une aussi grande distance.
- Il n’y à ni faille ni activité sismique dans la région. De plus, le son fut répété plusieurs fois, ce qui écarte la cause naturelle sismique.
Quoi qu’il en soit, ces sons en intrigue plus d’un. Surtout lorsqu’on sait que les coordonnées ou furent produits les bruits sont proches de celle de la ville fictive de R'lyeh, lieu mythique ou est enfermés Cthulhu, endormis depuis des milliers d’années sous l’océan, dans la mythologie lovecraftienne (Dans « L’Appel de Cthulhu », H.P Lovecraft situe la cité engloutie à 47°9 Sud et 126°43 Ouest).
Si l’envie vous en prend, écouter donc, juste pour la curiosité (ne tentez pas de reconnaître un message ou quoi que ce soit d’autre, y’a juste du bruit), ici :
NOAA Website
Bad Clown
Publié le 09/02/2009 à 12:00 par badclown
(De Black Rock City, Nevada) Ne cherchez pas Black Rock City sur une carte. Car cette charmante bourgade de 50 000 âmes dans le désert du Nevada n'existe qu'une semaine par an. C'est là, au beau milieu de nulle part, que se rassemblent chaque année, à la fin du mois d'août, artistes, teufeurs du monde entier et cadres de la Silicon Valley pour célébrer le Burning Man. Mais qu'est-ce que le Burning Man? C'est là que les choses se compliquent.
« Décrire le Burning Man à quelqu'un qui n'y a jamais été, c'est un peu comme de tenter de décrire les couleurs à un aveugle », dit un « Burner ». A mi-chemin entre Tatouine et Mad Max, un kaléïdoscope de sons, de couleurs, de sensations porté à ébullition par le soleil, la poussière, les drogues et la techno. Aucun programme, aucun ordre du jour, un espace de totale liberté où il s'agit juste d'être, de déambuler, d'échanger et, c'est ce qui fait la magie du lieu, d'abandonner toute velléité de jugement des autres. Visite guidée de ce « carnaval post-moderne de l'absurde ».
Pour la petite histoire, en 1986, Larry Harvey, un amoureux éconduit, décide, avec des amis, d'aller sur la plage de San Francisco brûler un mannequin de bois à l'effigie de l'homme qu'il souhaitait cesser d'être. Ils sont alors 20 et le "Man" fait 2,45 m. En 2008, le "Man" faisait 25 mètres et nous étions officiellement 49599. Et c'est là que j'interviens. Plus précisément aux environs de 18 heures le jeudi 28 août.
En arrivant aux portes de Black Rock City, je n'ai aucune idée de ce que je vais trouver ici, comme la plupart des autres « vierges » (et oui, c'est ainsi que l'on nous appelle). L'accueil est un peu Club Med, mais il faut bien un sas entre le monde réel et le Burning Man. Après m'être vu enjoint de me rouler dans la poussière du désert (ça, c'est fait, la poussière ne partira plus de tout le séjour), je dois faire l'amour à la Playa (c'est, non sans ironie, le nom que l'on donne à cette terre qui a probablement vu l'eau pour la dernière fois il y a des millions d'années) pour la remercier de m'accueillir. Avant de prendre une fessée publique pour célébrer la fin de ma virginité.
On me demande ensuite si je transporte des drogues à bord de mon véhicule. Je me dis alors qu'on est quand même aux Etats-Unis et qu'on n'y plaisante décidément pas avec la loi. Surprise: ma réponse négative me vaut une invitation à rebrousser chemin. Au moins les choses sont claires...
Géographiquement, le Burning Man c'est un immense cercle de plusieurs kilomètres de diamètre découpé comme une horloge et dont le centre est l'effigie du "Man". Avec mes petits camarades de jeu, nous élisons domicile à « 9 heures ». La stratégie est d'être suffisamment loin des sound systems pour avoir une chance de dormir (un participant m'a avoué ressentir les basses dans sa poitrine à l'intérieur de son camping-car jusqu'au petit matin). Mais pas trop loin non plus pour ne pas se retrouver en banlieue et être obligé d'utiliser les transports en commun (en l'occurence, des véhicules aux allures spatiales montés sur des carcasses de bus ou de tondeuses à gazon).
Sur place, aucun commerce, à l'exception d'un bar qui sert café, thé et boissons énergétiques, ainsi qu'un marchand de glace. Ce qui signifie que tout doit avoir été prévu et amené de l'extérieur. Eau, nourriture, alcool... et costumes pour ceux qui n'ont pas retenu l'option nudiste. Et tout devra être ramené: on ne laisse aucun déchet sur la Playa. Les règles sont peu nombreuses mais elles sont strictes.
Le travail de préparation prend parfois une année et des centaines voire des milliers de dollars pour les projets les plus ambitieux. Quant à mon "camp", nos deux jours de préparation et notre mini-budget se payeront par un confort quelque peu rudimentaire. La poussière nous collera d'autant mieux à la peau que, faute de système de recyclage des eaux usées, nous sommes privés de douche et ne pouvons que nous renverser des bidons d'eau ou courir après le camion citerne qui sillonne les allées, faisant office de douche collective. Un manque de préparation particulièrement préjudiciable pendant les tempêtes de sable, comme celle de samedi, qui a duré plusieurs heures.
Mais le Burner n'est jamais abattu pour longtemps. Quelques minutes plus tard, armé de mon keffieh mouillé pour pouvoir respirer et de mes Goggles (indispensables lunettes d'aviateur qui protègent du sable) je refaisais surface au Deep End, "la" rave où célebrer le coucher de soleil sur le Burning Man. Tempête de sable ou pas.
Reste maintenant à aborder la partie la plus délicate: que fait-on au juste de ses journées au Burning Man? On tente de rester éveillé tout d'abord. Car il fait chaud (probablement plus de 40 degrés) et les nuits, fraiches elles, sont courtes dans leur versant sommeil: les tentes se transforment en sauna dès 8h30 du matin, mais dormir avant une heure avancée de la nuit serait pêché.
Car disons-le tout de suite: les nuits du Burning Man sont magiques, entre fête foraine, Alice au pays des merveilles et Woodstock. On y danse jusqu'au petit matin sur des bateaux pirates ambulants, dans des domes lunaires ou en plein air entre cracheurs de feu et cowboys nudistes chapeautés. On y croise des jeunes filles promettant « baisers pour tous » sur un petit panneau, un Superman ou une escouade de policiers en bas résille. On s'y fait des amis pour la vie que l'on ne reverra jamais mais avec lesquels on dessine sur le sable des mondes meilleurs. Les corps se rapprochent. Les esprits s'oublient. Jusqu'au lever du soleil sur le désert.
Deux heurs plus tard, réveil façon sauna. La journée sera longue. Perchés sur des vélos de fortune achetés sur Internet juste avant de partir (on nous en offrira finalement d'autres sur place), nous errons, fatigués mais émerveillés, dans les « camps » du Burning Man.
Car ici, et c'est l'une des particularités du lieu, l'organisation n'organise rien. Elle ne fait que financer (avec l'argent des billets d'entrée), les projets des différents participants. Et ils sont pour le moins variés. Certains décident d'installer une balançoire, d'autres vous offrent un bâton d'encens, de l'alcool (à condition d'être armé de son propre gobelet car il n'y a pas de poubelle sur La Playa), un cours de yoga tantrique, un massage, un dancefloor improvisé... Seul impératif: tout doit être gratuit et ouvert à tous.
Exemple d'atelier original, à l'intérieur des toilettes de chantier cet écriteau: "Comment savoir si vous ne demandez pas". Suivent les détails de différents points de rendez-vous destinés à se trouver des partenaires de sexe... Seule condition: tout doit avoir été verbalisé et accepté avant le passage à l'acte. Sur l'autre mur des toilettes, ce rappel du monde extérieur: "Jeter un corps inadapté dans les toilettes est un crime fédéral."
Certains passent des mois et dépensent des milliers de dollars à travailler à un projet qui n'est destiné à durer qu'une semaine avec pour seule perspective de retour la gratitude d'un public prompt à l'hyperbole. L'éphémère hissé au rang d'art de vie, dont l'apogée est l'incendie du « Man », le samedi soir, au centre de la Playa, sous les viva des 50 000 pensionnaires.
Nous reprenons la route dimanche matin, fatigués, poussiéreux, courbatus mais hantés de délicieuses pensées. Nous mettrons près de quatre heures à parcourir les quelques kilomètres qui nous séparent de la route goudronnée, pris au milieu de cette gigantesque transhumance mécanique. Sur la route, à quelques centaines de kilomètres, nous croisons d'autres Burners. Moment de complicité. Échange de cadeaux (bière contre cigarettes!). Nous reprenons notre route vers Las Vegas, la « ville du péché ». Étions-nous vraiment au paradis ?
Source :
Rue 89 : Drogue News
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Publié le 09/02/2009 à 12:00 par badclown
Genie est le nom d'une jeune fille découverte à Los Angeles le 4 novembre 1970, qui fut victime pendant longtemps de maltraitance.
Genie, née en avril 1957, fut le quatrième enfant (mais le deuxième ayant survécu) d'un couple instable. Sa mère était partiellement aveugle à cause d'une cataracte et d'un décollement de la rétine et son père, de vingt ans l'aîné de sa mère, était un déséquilibré mental, longtemps dépressif suite à un accident ayant coûté la vie à sa propre mère.
À l'âge de vingt mois, Genie allait tout juste commencer à parler quand un médecin annonça à sa famille qu'elle semblait un peu lente, probablement mentalement retardée. Le père de Genie interpréta cet avis à l'extrême et, la croyant profondément retardée, lui fit subir un sévère isolement et un maltraitement rituel, afin « de la protéger ».
Jusqu'à sa découverte, à l'âge de treize ans et sept mois, Genie passait ses journées attachée à un pot pour enfant en couches-culottes. La nuit, si on ne l'oubliait pas sur le pot, elle était attachée dans un sac de couchage et placée dans un lit à barreaux recouvert d'un couvercle métallique. Son père la battait chaque fois qu'elle essayait de formuler un mot, grognait et criait contre elle comme à un chien pour qu'elle se taise et interdisait à sa femme et à son fils de lui parler. Pendant plus d'une décennie elle fut complètement cloîtrée, laissée seule dans une pièce, sans aucune forme d'échange, de quelque sorte que ce soit, avec un humain. Elle devint presque muette et pouvait seulement babiller comme un enfant, prononçant quelques mots tels que « stopit » et « nomore ».
Découverte et sauvetage
La découverte de Genie eut lieu quand sa mère, ayant finalement assez de courage pour échapper à son mari dominateur, réussit à quitter sa maison et à emmener sa fille avec elle. Genie, sa mère et sa grand-mère maternelle allèrent à un bureau d'assistance sociale à Temple City, en Californie, pour récupérer les aides pour les aveugles. Une employée aperçut Genie et pensa alors qu'elle avait six ou sept ans et était autiste. Lorsque l'employée comprit que Genie avait en réalité presque quatorze ans, elle prévint immédiatement son supérieur, qui signala l'enfant à la police. Genie fut immédiatement envoyée à un hôpital pour enfants pour cause de malnutrition et ses parents furent inculpés pour négligence sur mineur. Le jour du jugement, le père de Genie se suicida avec une arme à feu. Les charges retenues contre sa mère furent abandonnées du fait qu'elle avait elle-même été victime des maltraitances de son mari.
Lorsqu'elle fut libérée pour la première fois, il était difficile de croire qu'elle avait treize ans. Genie marchait à la façon d'un lapin (bunny walk), tenant ses mains devant elle comme des pattes, crachait et griffait constamment. Elle n'émettait presque aucun son. Elle était incapable de manger quelque chose de solide et avait du mal à avaler. Elle n'était pas capable de contrôler ses sphincters et ses yeux n'arrivaient pas à fixer un objet trop distant. Elle pesait 27 kilos et mesurait 1m37.
Elle se masturbait de façon excessive et pathologique, ce qui devint problématique socialement. (Curtiss 1977). L'équipe de l'hôpital espérait qu'elle puisse récupérer un semblant de normalité, elle devint rapidement un sujet d'étude, notamment pour découvrir s'il existe un âge limite pour l'apprentissage du langage
Hôpital et premiers progrès
Ses progrès initiaux furent très rapides. Son développement psychomoteur commença dès son arrivée à l'hôpital. Le troisième jour elle était capable de s'habiller seule et d'aller aux toilettes de façon volontaire. Elle commença rapidement à marcher de façon plus fluide et était avide d'apprendre de nouveaux mots, montrant du doigt tous les objets l'entourant jusqu'à ce qu'on lui dise le nom correspondant.
Les scientifiques se demandèrent alors si Genie pouvait réellement récupérer complètement des années de maltraitances qu'elle avait subies, si ses capacités d'apprentissage étaient conservées, si un environnement riche et stimulant pouvait compenser son passé. C'est ainsi que l' « expérience » commença.
Une équipe de scientifiques (nommé la Genie Team) se composa, avec pour but d'étudier Genie et de répondre à la question : comment l'être humain apprend-il? Comme par le passé avec d'autres enfants sauvages, tel Victor, se posa la question de savoir s'il fallait vraiment étudier Genie ou plutôt la laisser tranquille, si l'étudier et prendre soin d'elle était compatible.
En quelques mois elle comprenait plus d'une centaine de mots, même si elle restait silencieuse la plupart du temps. L'équipe se rendit compte que Genie avait été battue dès qu'elle faisait du bruit. On ne sut pas si son inaptitude à parler était due à ses maltraitances ou à ses années passées sans aucune stimulation.
Genie commença à s'attacher particulièrement à certains membres de l'équipe. L'une des membres était très présente, notamment tous les matins et à chaque moment important de la journée, car certains pensaient que pour apprendre à parler, il fallait créer un lien relationnel fort avec un autre être humain.
Après six mois, Genie partit vivre dans une famille d'accueil, la mère de cette famille étant le chef de la Genie Team.
Familles d'accueils, progrès et limites
Jean Butler était la professeure de Genie au Children's Hospital. Elle devint le parent adoptif de Genie de façon un peu troublante et contre l'avis de l'équipe de chercheurs. En réalité Genie avait été confiée temporairement à Butler mais la garde fut prolongée après que Butler en fasse la demande. Elle devint alors très protectrice vis-à-vis de Genie, empêchant les autres membres de l'équipe de recherche de l'approcher. Butler continua à observer et à noter le comportement de Genie chez elle, et remarqua notamment qu'elle avait une tendance à accumuler et à stocker (hoarding) des choses diverses, chose fréquente chez les enfants maltraités. Lorsque Butler demanda à devenir le parent adoptif légal de Genie, sa demande fut rejetée.
Par la suite Genie retourna à l'hôpital et eut un nouveau parent de substitution, le thérapeute David Rigler. Sa femme Marilyn devint la nouvelle professeure de Genie et utilisa des méthodes inhabituelles. Elle laissait par exemple éclater la colère de Genie et lui demandait d'extérioriser ses émotions en sautant, en claquant des portes ou en tapant du pied. Elle nota que Genie maîtrisait mieux le vocabulaire que la plupart des enfants acquérant le langage. Durant cette période, Genie était même capable de parler de ses années de maltraitance :
MARILYN RIGLER: Where did you stay when you lived at home? Where did you live? Where did you sleep?
GENIE: Potty chair.
MARILYN RIGLER: You slept in the potty chair?
GENIE: Mmm-hmm. Potty chair.
Genie resta avec la famille Rigler pendant les quatre années suivantes.
Genie continua à récupérer et à se développer. Elle courait, elle souriait. Elle ressemblait, d'une certaine façon, à un enfant normal de 18-20 mois. Si vous lui donniez un objet, elle le touchait d'abord du bout des doigts, puis l'attrapait et le portait à la bouche pour bien le sentir. Elle semblait ne pas savoir quand utiliser ses yeux et quand utiliser son sens du toucher.
On accompagnait Genie dans la rue, dans les boutiques, et sa soif d'apprendre était insatiable, elle voulait connaitre le nom de tous les objets, tout toucher, tout goûter. De nombreux scientifiques vinrent l'observer et demander ce qu'elle pourrait bien apporter à la science.
Genie continuait à apprendre du vocabulaire par paliers, mais elle n'était toujours pas capable de construire de vraies phrases. Les scientifiques pensaient que pour construire des phrases et placer des mots dans un ordre logique, il y avait besoin de quelque chose présent dès la naissance d'un enfant. Et Genie n'avait peut-être pas cette faculté. On se demanda alors si elle n'était pas retardée mentalement, si elle n'était pas retardée depuis sa naissance, si elle avait été blessée, ou si ce retard n'était pas dû à la malnutrition ou au manque de stimulation.
On conclut finalement qu'elle n'était pas retardée mentale, même si elle était incapable de maîtriser le langage. Elle était brillante dans la communication non verbale et parfois elle était tellement frustrée de ne pas pouvoir dire ce qu'elle voulait qu'elle attrapait un stylo et un papier et en quelques traits, elle illustrait des idées complexes et même des sentiments. Elle réalisa notamment le score le plus élevé jamais enregistré à des tests demandant à un sujet de trouver un sens à quelque chose d'apparemment chaotique et à y retrouver des modèles. Elle avait aussi obtenu des résultats comparables à ceux d'un adulte normal à un test évaluant les capacités spatiales. Ses capacités à comprendre et à raisonner logiquement étaient également considérables. Malgré tout, elle était incapable de maitriser la base du langage.
Les chercheurs se demandèrent si Genie pourrait parler normalement un jour. Est-ce qu'un adolescent pouvait apprendre le langage ou est-ce que c'était trop tard? On se rendit compte que Genie était très douée pour toutes les tâches utilisant la partie droite du cerveau, mais que pour celles utilisant le cerveau gauche, et notamment le langage, elle échouait. Une des dernières expériences réalisées sur Genie fut de mesurer l'activité de son cerveau alors qu'elle réalisait différentes tâches. On fut très surpris lorsqu'on se rendit compte que l'activité de la portion gauche de son cerveau était quasiment inexistante, comparable à des cerveaux d'enfants amputés de la partie gauche.
Certains avancèrent cette inactivité du cerveau gauche pour expliquer son incapacité à maîtriser le langage. Pourquoi son cerveau était-il si asymétrique, est-ce que le cerveau gauche se développe seulement durant les premières années de vie, justement celles où Genie était si isolée? Est-ce que le cerveau gauche a besoin de stimuli et d'entendre du langage pour se développer?
Perte des financements
Malgré les progrès de Genie, le National Institute of Mental Health, qui finançait le projet, coupa les fonds en 1974. L'année suivante, la famille Rigler décida de stopper sa prise en charge. Genie était alors capable de prononcer des phrases comme « Applesauce buy store ».
Fin de l'enfance
Alors que les intervenants ont fait ce qu'ils pouvaient pour aider Genie, la mère de Genie reçut également de l'assistance et fut même opérée de sa cataracte, ce qui lui permit de recouvrer presque totalement la vue. En 1975, quand Genie eut dix-huit ans, sa mère qui avait été acquittée et désirait s'occuper de sa fille la reprit avec elle. Cependant, après quelques mois, sa mère trouva la charge trop difficile et Genie fut placée dans une série de six maisons spécialisées. Dans l'une d'entre elles, elle fut sévèrement punie pour avoir vomi et elle n'ouvrit plus la bouche, ne serait-ce que pour parler, pendant plusieurs mois.
En octobre 1979, la mère de Genie poursuivit en justice l'équipe de recherche originale (Curtiss, Rigler et les autres), les accusant de s'être plus intéressés à leur étude qu'au bien-être de Genie, la poussant dans les limites de son endurance. Le procès fut classé sans suite.
Conditions actuelles
Aujourd'hui, (en juillet 2005) Genie vit dans une maison spécialisée pour adultes dans le sud de la Californie, à l'abri des regards du public et y restera. Sa mère est décédée en 2002-2003 et son grand frère est toujours en vie à ce jour.
Source :
Wikipédia
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Publié le 09/02/2009 à 12:00 par badclown
Usher Fellig né en 1899 à Złoczew, près de Lviv, une ville ukrainienne appartenant alors à l'empire austro-hongrois. Son père, Bernard Fellig, un rabbin, immigre aux États-Unis peu après la naissance d'Usher, par crainte de la montée de l’antisémitisme, sa famille le rejoint et quitte l'Europe en 1910. A son arrivée en Amérique, le nom du jeune garçon est changé en Arthur.
Les parents d’Arthur, accompagnés de ses trois frères s'installent alors à Ellis Island, en 1914.
Weegee quitte alors l’école, pour subvenir tant bien que mal aux besoins financiers de sa famille.
Un jour, il se fait prendre en photo dans la rue par un photographe ambulant, c’est après cette anecdote qu’il décida de devenir photographe. Le jeune homme commence à prendre des clichés grâce à un appareil photographique d’occasion (il vend des épreuves de photographie d’enfant aux familles aisées). En 1917, il fugue par refus du judaïsme prôné par son père. C’est à cette époque qu’il vivra en vagabond, cherchant un endroit où dormir au chaud.
Weegee obtient, un emploi dans le studio photographique Ducket & Adler en 1918. Ce nouveau métier lui permet d'apprendre les techniques du tirage photographique. Il devient ensuite employé dans le laboratoire d’Acme Newspictures en 1923. Weegee alors est âgé de 24 ans.
Il travaille par la suite au développement des négatifs et il lui arrive de couvrir certains événements urbains de New York. Après quelques années, Weegee accepte de devenir photographe à temps plein pour Acme Newspictures En 1935, il devient photographe indépendant et travaille pour la presse américaine.
Pour son travaille, Weegee organise ses départs vers minuit en se rendant au commissariat de Manhattan, attendant que les évènements arrivent sur les transcripteurs de la police et tente de se rendre sur le lieu des événements à photographier. Cette méthode se soldera par un échec, Weegee arrivant toujours trop tard. Il achète alors une voiture, une radio portative à ondes courtes et une carte de presse, gagnant ainsi de l’autonomie et améliorant ses relations avec la police.
Weegee est ainsi devenu le seul photographe à privilégier du droit d’être branché sur la radio de la police. Durant l’année 1938 il pu ainsi arriver sur les lieux de faits divers en tous genres, accidents ou crimes, en même temps que les policiers (si ce n’est avant).
Weegee dort n’importe où pour pouvoir être réactif aux évènements nocturnes, il aménage sa voiture de sorte à ce qu’elle abrite un laboratoire photographique dans le coffre, de nombreux appareils photographiques préchargés en plaques, ainsi qu’un stock d’ampoules de flash et une machine à écrire pour signer ses photos. Une fois son travail terminé, Weegee se rendait à une des nombreuses rédactions de la ville, ou ses photos le faisaient connaitre en apparaissant dans des articles du Sun et du Daily Mirror.
Weegee meurt le 26 décembre 1968, suite à une tumeur du cerveau.
Bad Clown
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Publié le 09/02/2009 à 12:00 par badclown
Né à Untermhaus, près de Gera en Thuringe, le 2 décembre 1891, Otto Dix est issu d’un milieu ouvrier. Il reçoit une éducation artistique de sa mère et suivit des cours de dessin durant sa jeunesse.
De 1905 à 1909, Otto Dix prend des cours à Gera, mais ses professeurs considèrent qu’il n’a pas d’avenir dans le milieu de la peinture. De 1909 à 1914, Dix entre à l’Ecole des arts appliqué de Dresde grâce à une bourse d'étude fournie par le Prince de Reuss.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Otto Dix s’enrôle de son gré dans l’armée allemande et combat sur le front français et russe. La guerre marqua profondément l’artiste qui en fera un thème central de ses oeuvres. A la fin du conflit, Dix retourne à Dresde.
En 1922, Dix part à Düsseldorf et intègre l’association artistique Das Junge Rheinland. Il rencontre Martha Koch et se marie avec elle en 1923. De 1925 à 1927, Dix vit à Berlin et se taille une solide réputation avec ses peintures critiques et engagées. En 1927, il devient professeur à Dresde.
En 1933, lors de l’arrivé d’Adolf Hitler au pouvoir, Otto Dix est renvoyé de son poste de professeur d’art. Il déménage alors à Randegg la même année, puis à Hemmenhofen en 1936.
Ses œuvre étant considérés comme « dégénérés » par les nazis, un grand nombre d’entres elles sont retirés des musées, la plupart sont brûlées, d’autres sont présentés lors de l’exposition nazi « Entartete Kunst » (« Art Dégénéré »). En 1938, Dix est arrêté et enfermé pendant deux semaines par la Gestapo.
A la fin de la Seconde Guerre Mondiale et après la chute du régime nazi, Dix s’éloigne des courants artistiques allemands, qu’ils soient de RFA ou de RDA. Il recevra malgré tous de nombreux titres honorifiques, dont la Bundesverdienstkreuz, la Croix fédérales du Mérite, en 1959.
Otto Dix meurt d’un infarctus le 25 juillet 1969.
Bad Clown