Histoire
Publié le 03/03/2009 à 12:00 par badclown
Mengele, Hirt sont les noms de scientifiques nazis qui se consacrèrent à de pseudo recherches sur des cobayes humains dans certains camps de concentration. Si ces noms sont connus en occident, celui d’Ishii l’est en revanche nettement moins eu Europe. L’Allemagne nazie ne fut pas la seule à pratiquer des expériences sur des humains, témoin l’unité 731 de l’armée impériale japonaise.
L’unité 731 servit aux essais et à la mise au point d’armes bactériologiques, lesquelles furent testées sur une variété d’hommes de différentes races et même sur des populations entières. A la différence de Mengele, Hirt ou d’autres pseudos scientifiques nazis, les savants japonais ne furent jamais jugés pour crimes de guerre par contumace et décédèrent tranquillement.
Depuis quelques temps maintenant les pays voisins du Japon font ressurgir un passé que les nippons se refusent à reconnaître. Le dernier épisode en date est celui des femmes de confort coréennes, qui furent violées par les troupes japonaises, avant d’être mises dans une maison close. Moins connu mais tout autant égal à ce que pratiqua l’Allemagne nazie dans ses camps de concentration, l’unité 731 se caractérisa pendant la seconde guerre mondiale par ses expériences réalisées sur des hommes, voir même des populations entières.
Dès la déclaration de guerre du Japon aux Etats-Unis, le clairvoyant amiral Yamamoto précisa à ses supérieurs qu’il faudrait écraser l’Amérique rapidement, sans quoi l’empire du soleil levant finirait inévitablement par être vaincu, grâce à la puissance industrielle des Usa. En décembre 1941, le Japon menait une guerre sur plusieurs fronts, laquelle avait commencée dès 1931 par l’invasion de la Chine. L’armée impériale se battait ainsi sur plusieurs fronts et ses réserves en troupes n’étaient pas inépuisables, aussi fut-il admis d’avoir recours à certains types d’armes spécifiques. D’autre part, les visées expansionnistes et les convictions racistes des japonais furent en tous points égales à celles d’Adolf Hitler. Les japonais n’hésitèrent pas à avoir recours à des armes chimiques ou bactériologiques lors de certaines opérations.
La première de ses armes utilisée ne fut autre que l’ypérite, un gaz de combat qui avait été naguère utilisé sur les champs de bataille au cours de la première guerre mondiale. Le japon importa dès 1933 les équipements destinés à la production de ce gaz, lequel fut utilisé dans les montagnes de la province de Sanshi, en Chine. Mais l’ypérite n’offrait que des résultats médiocres, aussi fut-il décidé de créer une unité spéciale dédiée aux recherches relatives à la guerre bactériologique. Baptisée unité 731, cette troupe établit ses quartiers dans la banlieue de Harbin, en Mandchourie, et procéda à ses expériences sous le couvert d’unité de prévention épidémique et d’approvisionnement en eau potable. Le lieutenant général Shiro Ishii fut nommé à la tête de l’unité 731.
Ishii avait suivi des études de médecine à l’université impériale de Kyoto, avant d’intégrer la garde impériale ou il fut nommé chirurgien militaire. En 1924, il se spécialisa dans la recherche bactériologique, la médecine préventive et la pathologie. Après un voyage en Europe au cours de l’année 1930, il fut promu commandant et fit partie du service de prévention des épidémies de l’école de médecine de l’armée qui venait d’être construite à Tokyo. Environ un an plus tard, Ishii créa un filtre à eau novateur, qui avait la particularité de débarrasser une eau stagnante de toutes ses bactéries. Quelques années plus tard, le fameux dispositif fut adopté aussi bien par l’armée impériale que par la marine. Ishii s’était fait remarquer par ses supérieurs qui lui conseillèrent alors de tourner ses travaux vers l’étude de bacilles nettement plus dangereux, toujours sous le couvert du service de prévention des épidémies et de la filtration de l’eau. Afin de garder le secret sur ses expériences, il établit son laboratoire en Mandchourie.
Le but des travaux entamés était de mettre au point une arme bactériologique, pour ce faire, les meilleurs chercheurs du laboratoire de prévention des épidémies de Tokyo lui furent affectés. Le nombre de scientifiques croissant régulièrement, il fut décidé de déménager le laboratoire de banlieue pour le réaffecter en ville. Le service bactériologique de l’unité 731 fut alors divisé en une douzaine de sections dont chacune étudiait les possibilités de transformer toute une variété de maladies contagieuses en arme bactériologique. La peste, l’anthrax, la dysenterie, le typhus, la typhoïde, le choléra, la gangrène gazeuse, la grippe, la variole, le tétanos, la tuberculose, la fièvre hémorragique furent parmi les maladies étudiées ainsi que les vecteurs possibles de propagation, ainsi que de nouveaux produits chimiques toxiques et, les effets de différentes blessures, mutilations ou brûlures sur les hommes.
Ishii était notamment intéressé par la peste, qu’il inocula à plusieurs prisonniers servant de cobayes dès 1933. Ces derniers étaient au départ des prisonniers condamnés à mort et détenus à la prison de Harbin. Lorsque ceux-ci vinrent à manquer, Ishii se tourna vers les soldats chinois, des russes (car Harbin avait un nombre élevé de résidants russes), des intellectuels, des ouvriers ou tout autre personne opposée de près ou de loin à l’occupation japonaise. Lorsque le Japon déclara la guerre aux Etats-Unis, ce furent également des prisonniers américains, britanniques ou néo-zélandais qui furent employés. Quant à la population civile, elle ne fut pas épargnée puisque certaines « recherches » furent aussi bien menées sur des femmes enceintes que des enfants en bas âge, voir même des foetus. Les témoignages de certains vétérans de l’unité 731 font part également de « curiosité » au sens ou certaines expérimentations ont été menées sans réelle recherche, notamment les dissections de détenus encore en vie. Au total, ce ne sont pas moins de 3 000 personnes qui furent sacrifiées.
L’unité 731 pouvait, dans les quartiers spéciaux, détenir jusqu’à 200 prisonniers, lesquels subissaient les différentes expériences d’Ishii et de ses collaborateurs.
En matière d’horreur, les japonais arrivèrent au moins à la hauteur des nazis. Certaines expériences portèrent sur la congélation des cobayes humains ou encore sur les brûlures étalées. Tout comme à Auschwitz, certains autres furent soumis à une exposition prolongée aux rayons x, d’autres encore furent privés d’eau jusqu’à ce que mort s’en suive. Certains cadavres portaient également des traces de mutilation ou d’amputation. Les expériences portèrent également sur l’inoculation de certains agents chimiques ou sur les transfusions avec liquides autres que le sang humain. Une partie de ces expériences furent filmées.
Les recherches relatives à la peste permirent à Ishii de déclencher des épidémies en Chine, en larguant des vecteurs contaminés tels que du riz ou encore des insectes, notamment des puces.
Le riz permettait d’attirer les rongeurs qui, une fois piqués par les puces, devenaient à leur tour porteurs de la maladie, propageant ainsi la peste comme elle avait été véhiculée auparavant en Europe. Certaines provinces chinoises furent également victimes de tentatives de propagation de la typhoïde ou de l’anthrax. Une des « découvertes » d’Ishii reposa sur la construction d’une bombe bactériologique, capable de contaminer une étendue de 50 km2. Ces bombes, à fragmentation, infectées de virus de la peste et du choléra furent larguées sur les villes chinoises de Ningbo, dans la province de Zhejiang. Un an plus tard une attaque similaire fut réitérée, cette fois-ci sur la ville de Changeth, qui fit 10 000 victimes. L’emploi de telles armes permettait de vider certaines régions de leurs habitants et d’éviter la perte de troupes japonaises.
De nombreuses épidémies de peste continuèrent ainsi à se propager après la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’en 1948, malgré l’éradication de la peste du territoire chinois bien avant le déclenchement du conflit. Le typhus perdura jusqu’au milieu des années 1950 et l’on trouve aujourd’hui encore des anticorps dans le sang des animaux domestiques.
Mais le vent tourna et le Japon subit défaite sur défaite. En 1944, la situation était déjà désespérée et seule une arme miraculeuse aurait pu modifier le cours de l’histoire. Mais les japonais, malgré leurs recherches aussi bien en matière d’armes atomique (lesquelles étaient loin d’être avancées) que bactériologique ne purent renverser le cours de l’histoire.
Lorsque l’union soviétique entra en guerre contre le Japon le 8 août 1945, jour ou Nagasaki fut victime du bombardement atomique, les japonais essayèrent de détruire toute trace des activités de l’unité 731, craignant d’être capturés par l’armée rouge.
Les prisonniers reçurent alors de la nourriture contaminée au cyanure de potassium, ceux qui n’en mangèrent pas furent exécutés à la mitrailleuse. Les corps furent réunis dans une fosse que les japonais enflammèrent. En raison du grand nombre de cadavres, certains ne brûlèrent pas et furent par la suite passés à la broyeuse. L’unité 731 fut la première troupe de l’armée du Kwantung à être évacuée au Japon avant même les officiers d’état-major. Bâtiments, fours crématoires et autres matériels furent dynamités. Ishii et ses comparses ne furent pas les seuls à pratiquer ce genre d’expériences, puisqu’il existe quelques cas de témoignages de dissection de prisonniers vivants, notamment à l’université impériale de Kyushu par le professeur Ishiyama. 8 membres d’équipage d’un bombardier B-29 furent notamment utilisés lors d’opérations de vivisection entre mi-mai et début juin 1945. Il exista également l’unité 100, stationnée elle aussi en Mandchourie, dont le but principal fut de tester des germes sur le bétail comme sur des cobayes humains, dans le but d’infecter le bétail des adversaires.
A la différence du premier ministre et ministre de la guerre Hideki Tojo et des 25 autres accusés qui furent traduits en justice pour crimes de guerre une fois le japon envahi, Ishii n’eut jamais à s’inquiéter d’un éventuel procès. Ses travaux avaient fortement intéressé les américains qui ne tenaient pas à ce que les soviétiques puissent s’emparer des recherches menées par l’unité 731. Toutefois, l’Urss avait réussi à capturer l’un des responsables de l’unité, qui ne fut pas long à admettre l’utilisation de cobayes humains dans le cadre des recherches sur la guerre bactériologique. Ishii de son côté fut interrogé par les américains, dont l’état-major et Mac Arthur en tête (alors suprême commandant des forces alliées dans le pacifique) nièrent formellement l’utilisation de prisonniers à des fins de recherche. La guerre de Corée permit de mettre en évidence la récupération d’Ishii et de ses travaux au profit des américains, qui s’en servirent contre les nord-coréens.
La méthode employée fut pratiquement la même, à savoir le largage de puces comme de mouches porteuses de maladies, cette fois-ci au dessus de rizières. L’apparition d’une espèce inconnue de mouches dans la région à la suite du survol des rizières par des avions américains permit d’établir un lien, lequel fut confirmé lorsqu’une épidémie d’encéphalite se propagea dans les semaines qui suivirent. Elle fut toutefois contenue dans un périmètre relativement restreint dans la région de la frontière sino-coréenne.
Quant aux anciens membres de l’unité 731, nombre d’entre eux occupèrent après guerre des postes d’importance, notamment au sein des universités, dans l’industrie pharmaceutique ou encore à la tête de l’association médicale japonaise. Pendant approximativement trente ans, japonais comme américains gardèrent le secret sur les expériences d’Ishii et de sa troupe. Ce dernier décéda en 1959, sans qu’aucune poursuite n’ait été lancée contre lui, ce malgré le témoignage de plusieurs prisonniers américains, britanniques et chinois ayant survécu aux traitements infligés au sein de son unité.
Ce ne fut qu’en 1984 que la véritable fonction de l’unité 731 fut découverte, dans toute son horreur. Un étudiant découvrit un dossier ayant appartenu à un ancien militaire, lequel comportait des photos de prisonniers victimes du tétanos et des rapports médicaux explicites, chez un bouquiniste dans la banlieue de Tokyo. Il n’en reste pas moins que la reconnaissance des crimes de l’unité 731 est encore fragmentaire au Japon. Elle est inconnue du grand public et n’est mentionnée dans aucun manuel scolaire. En 2002, un tribunal japonais a officiellement reconnu l’existence de cette unité, sans toutefois préciser la nature de ses activités.
Par Anthony Legrand pour
Armees.com
--
Publié le 03/03/2009 à 12:00 par badclown

Les Mounds Builders (bâtisseurs de tumulus) désignent un ensemble de peuples amérindiens disparus avant l'arrivée des Européens, dans toute la moitié orientale des États-Unis actuels. Cette civilisation précolombienne se distingue par ses constructions de tertres, pyramides et effigies animales gigantesques en terre. Elle s'est épanouie de l'an 1000 avant J.-C. au XIVe siècle de la côte Atlantique au Mississippi. On estime à plusieurs milliers le nombre de ces édifices, pour la plupart détruits par l'érosion et le machinisme agricole : on en a identifié 120 pour l'instant. Ces monticules de terre étaient de formes coniques ou pyramidales et de tailles variées. Les archéologues n'ont pas de certitude sur leur fonction, faute de sources écrites. La plupart s'accordent à dire qu'il s'agissait de tombes et de sanctuaires. D'autres hypothèses parlent d'observatoires astronomiques. Certains de ces tertres sont groupés, entourés d'une levée de terre alors que d'autres sont isolés. Au XIVe siècle, les Indiens bâtisseurs cessent leurs activités. Leur culture disparaît mystérieusement peut-être à cause d'un changement climatique, d'épidémies ou de guerres tribales.
Premières découvertes archéologiques
C'est à partir de 1784 que Thomas Jefferson décide de fouiller systématiquement les tertres de sa propriété en Virginie. Les colons américains avaient repéré ces formes et leur avaient donné des explications parfois extravagantes : était-ce les restes des réfugiés de l'Atlantide ? des monuments construits à l'aide de mammouths apprivoisés ? Jefferson, passionné de science, fouille d'abord un tertre de forme conique, mesurant 6 mètres de hauteur. Il exhume de grandes quantités d'ossements humains mélangés ; pour comprendre le site, il met au point une méthode archéologique (la stratigraphie) toujours utilisée par les archéologues. Les fouilles révèlent que la terre qui recouvrait les corps était apportée panier par panier car les Indiens ne disposaient ni de la roue, ni d'animaux de trait. Au fil des générations, les monticules pouvaient ainsi atteindre 30 mètres.
Les Adenas
Les plus anciens Mound Builders sont l'œuvre des Adenas qui vivaient dans l'Ohio actuel. Les premiers paysans adenas sont arrivés vers 1000 avant J.-C. ; ils habitaient dans des villages et ont aménagé des tertres immenses comme le tertre du mammouth (25 mètres de haut). À partir de 1901, on trouve 132 pipes dans un seul tumulus. Ce nombre montre que la coutume de fumer était importante. D'autres tumulus couronnés d'une plate-forme servaient sans doute à invoquer les esprits protecteurs (cerf, loup, ours). On a retrouvé des effigies en stéatite de ces animaux. Des fossés pouvaient protéger l'enceinte sacrée des mauvais esprits. Vers 300 avant J.-C., les Adenas ont mystérieusement disparu.
Les Hopewells
Les Indiens Hopewells ont remplacé les Adenas dans cette région. Ils construisaient aussi des tertres coniques et des tumulus circulaires entourés d'un mur. Plus tard, ils ont aménagé des complexes immenses de ces édifices, qui étaient liés entre eux grâce à un réseau de murs. Dans plusieurs sites ont été mis au jour des talismans, des coquillages et dents de requins qui témoignent d'un réseau d'échanges nord-américain il y a presque 2000 ans. On a retrouvé des couteaux en obsidienne, une pierre coupante d'origine volcanique qui venait certainement de la région du Yellowstone à plusieurs centaines de kilomètres. Les voyages se faisaient sur des canoës légers qui allaient chercher au Canada du cuivre. Les artisans indiens les martelaient à froid pour fabriquer des objets cérémoniels.
Près de Newark, dans l'Ohio, on a repéré un complexe monumental s'étendant sur 11 km² et comprenant une figure d'oiseau de 360 mètres de diamètre pour le grand tertre ; les terres utilisées étaient de différentes couleurs pour leur signification symbolique. Chef d'œuvre technique de l'âge de pierre, un octogone servait peut-être d'observatoire érigé selon le lever de la lune. Les Indiens avaient peut-être compris le cycle de 18,6 années de l'astre nocturne. L'autre hyptothèse assimile cet octogone à un canal d'énergie céleste vers le lieu de culte. La Great Hopewell Road mesurait 100 km sur 60 m de large, toujours rectiligne, et entourée de deux murs. Cette sorte de voie sacrée débouchait sur une enceinte sacrée, réplique de celle de Newark.
S'en suit une période de sédentarisation avec de petits villages fortifiés de remparts. Les tertres prennent alors des formes animales. Près de la Great Hopewell Road, on a retrouvé l'effigie géante d'un alligator (ou panthère des eaux), symbole d'un esprit du monde inférieur. Un autre tertre, appelé tertre du serpent, mesure 380 mètres. Le serpent était une divinité qui symbolisait la renaissance (par la mue). Au bout de la queue du serpent se trouvait l'entrée du royaume des morts. Le tertre du serpent était peut-être un calendrier solaire. Au solstice d'été était organisée une procession jusqu'aux yeux du serpent, lieu hypnotique ou de contact avec les puissances surnaturelles. Résultant de calculs astronomiques savants, le soleil se couche sur la tête du serpent.
Cahokia
Sur le fleuve Mississippi, non loin du site actuel de Saint Louis, les Amérindiens ont érigé des tertres. La région était en effet riche en nourriture (gibier, poisson et céréales). Cahokia fut la première véritable ville d'Amérique du Nord et rassemblait au moins 20 000 habitants. Les rues formaient un quadrillage régulier.
Un tertre pyramidal à gradins s'y trouvait, appelé tertre des moines. Sa base mesurait 250 sur 300 mètres ; elle était donc plus large que celle de Khéops en Égypte. Les archéologues ont trouvé une tablette en grès avec un homme gravé portant un masque en forme de bec. Au verso figure un quadrillage représentant peut-être la peau d'un serpent, créature du monde inférieur. Au XIIIe siècle, des puissances étrangères semblent avoir menacé la ville de Cahokia. Un mur en bois de 3 km de long entoure alors le sanctuaire. Il a été restauré quatre fois en un siècle.
Toujours sur le même site, on a trouvé la tombe d'un chef, allongé sur une couverture funéraire en coquillages. Il était enterré avec des corps sacrifiés (4 hommes aux mains et têtes coupées). On avait aussi placé 400 pointes de flèches ouvragées spécialement fabriquées pour le chef, un sceptre en cuivre et plusieurs kilos de micaschiste, signe de son haut rang. Plusieurs tombes collectives avec des femmes du même âge se trouvent à proximité, peut-être victimes d'un sacrifice en l'honneur du chef.
Louisiane
Il y a moins de 4000 ans, un peuple (les "indiens du fleuve") arrive en Louisiane ; ils érigent une ville vers 1750 avant J.-C. à Poverty Point avec un des plus gros tumulus connus ; on a retrouvé 6 murs d'enceinte en terre mesurant jusqu'à 2 mètres de haut, des huttes, une place, le tout dominé par un tertre en forme d'aigle. Sur une autre rive, le tertre émeraude, géométrique, expose deux temples face à face sur la plate-forme supérieure.
Wisconsin
Une autre ville a été repérée dans le Wisconsin dans le parc d'Aztalam près des Grands Lacs. Une pyramide en terre comprenait des escaliers qui montaient à 25 mètres de haut. On aperçoit aussi la figure d'homme longue de 70 mètres. Il s'agit peut-être d'un mémorial pour homme-médecine.
À l'est du Wisconsin, le parc d'une clinique abrite des tumulus : on a retrouvé les restes d'une famille enterrée autour d'un assemblage de pierres avec œuf à l'intérieur. L'édifice était relié à trois tertres en forme d'aigles, figurant peut-être la famille enterrée.
Source :
Wikipedia
Publié le 22/02/2009 à 12:00 par badclown
SEKIGAHARA (20 Octobre 1600) :
Cette bataille est la plus décisive de l'histoire du Japon, car elle achève l'unification du Japon. Elle oppose d'un côté Tokugawa Ieyasu aux partisans de son ancien maître Toyotomi Hideyoshi, après la mort de celui-ci. L'enjeu était le pouvoir militaire, économique et social sur un Japon enfin unifié.
Le 20 Octobre 1600, 210.000 hommes sous une pluie battante vont s'affronter. D'un côté les troupes de Tokugawa appuyées par les clans Sanada, Kuroda, Matsudaira,Naomasa et Ikeda. De l'autre les troupes du fils de Hideyoshi, Hideyori, appuyées par les clans Konishi, Ankokuji, Kobayakawa, Môri, Ukita et Shimazu.
La bataille est très incertaine, et va durer plus de 24 heures. C'est la défection du clan Kobayakawa en faveur de Tokugawa Ieyasu qui va faire basculer la victoire dans l'après-midi du 21 Octobre. Après cette victoire Ieyasu devint le maître incontesté du Japon et instaura une dynastie qui allait durer presque 3 siècles.
La bataille de Nagashino, est célèbre pour la percée technologique qu'elle représente, et donc la nouvelle stratégie qu'elle emploie. La première utilisation massive de l'infanterie et de mousquets face à des troupes utilisant traditionnellement la cavalerie va changer les règles du combat au Japon.
NAGASHINO (29 Juin 1575) :
En Juin 1575, Oda Nobunaga réalisant l'unification du Japon, se heurte au fils du brillant général Takeda Shingen. La position géographique qu'occupe le clan Takeda est stratégique pour le plan de Nobunaga. Se dernier s'allie donc avec un jeune général Tokugawa Ieyasu, et fort de 40.000 hommes, affronte la célèbre cavalerie lourde du clan Ikeda.
Le trait de génie de cette bataille va être l'utilisation massive de 3.000 mousquets en 3 vagues complémentaires qui vont décimer les charges de cavaliers Ikeda, et anéantir le clan entier. Pour la première fois, une armée composée de fantassins ( ashigaru ) va triompher d'une force de Bushis à cheval. La bataille de Nagashino a été racontée dans le film "Kagemusha" d'Akira Kurosawa (1980).
KAWANAKAJIMA (1553-1564) :
Série de batailles restées célèbres entre deux des plus grands généraux du Japon : Takeda Shingen et Uesugi Kenshin. A une époque où l'unité du pays restait à faire, chacun des chefs de clan voulait être le maître militaire du Japon. Pour cela la prise de la capitale, Kyôto, s'imposait.
Takeda Shingen pour agrandir la puissance de son clan, et parvenir à réunir une armée puissante attaqua son voisin, Uesugi Kenshin. La force similaire des troupes de chaque camp, et les tactiques de combat très proches, vont faire durer les affrontements durant......11 ans ! En 1553, 1555, 1557, 1561 et 1564, les deux hommes vont se combattre sur les champs de bataille sans véritablement se départager.
La dernière bataille de Kawanakajima en 1564 va enfin voir la victoire de Takeda Shingen sur son adversaire, après un affrontement direct ( et physique ) entre les deux généraux. Mais cette période de combats épuisants eut surtout comme conséquence l'affaiblissement des deux camps, leur barrant ainsi la route du pouvoir suprême du Japon au bénéfice d' Oda Nobunaga.
OKEHAZAMA (12 Juin 1560) :
Premier fait d'armes spectaculaire de Oda Nobunaga, alors seigneur d'un petit domaine, sans valeur stratégique. Cette bataille devait révéler les talents stratégiques et l'esprit d'audace et d'initiative que le futur maître du Japon allait utiliser dans ses campagnes.
Un grand seigneur de la guerre Imagawa Yoshimoto ayant pris la direction de Kyôto pour la soumettre militairement, traversa le petit domaine des Oda. Le jeune Seigneur ne disposait que de 3.000 hommes ( Bushis, paysans ) mal équipés face aux 25.000 Bushis d'Imagawa. Plutôt que de livrer un combat frontal défavorable, Oda Nobunaga préféra la ruse.Il attaqua de façon préventive son ennemi dans ses cantonements, en utilisant une tempête pour masquer son avance. L'irruption au petit matin dans le camp adverse, la capture immédiate d'Imagawa Yoshimoto et sa mort provoquèrent la déroute de ses soldats.
Cette victoire permit à Oda Nobunaga d'agrandir tout d'un coup son domaine, et de débuter sa course du pouvoir. Cette bataille par son aspect téméraire et audacieux est resté très connue au Japon. De nombreux contes et pièces de théatre ont raconté cet exploit.
Source :
Samourais