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badclown
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07.02.2007
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Science

La lomechuse

Publié le 16/02/2009 à 12:00 par badclown
La lomechuse
Certains comportements semblent typiquement humains mais se retrouvent pourtant chez les espèces animales. Ainsi les fourmis ont leur drogués.

Ce sont des fourmis ayant goûté au miellat d’un coléoptère nommé lomechuse.

Ces pourvoyeuses de drogue s’introduisent dans la cité sans que quiconque les arrête.

Dès qu’une fourmi a humé son parfum, elle accourt pour absorber le poison.

La queue des lomechuses ressemble précisément à des gueules de fourmis et lorsqu’elles tètent, elles doivent avoir l’impression de discuter avec une congénère.

Dès que la fourmi a goûté à ce nectar, elle ne pense qu’à une chose: continuer.

Pour avoir de la drogue, elle est prête à laisser la lomechuse manger les habitants les plus précieux: les couvains et la reine.

Elle est même prête à se laisser dévorer.

On a assisté par exemple à des scènes où la tête de la fourmi continuait de sucer la lomechuse pendant que celle-ci lui dévorait l’abdomen.

Parfois, cependant, lorsque la lomechuse s'est bien gavée d’oeufs, de reine et d’ouvrières; elle s’en va en laissant les fourmis dépendantes. Les fourmis partent alors seules dans la nature à la recherche de leur pourvoyeuse.

Si elles ne la trouvent pas, elles restent de longues heures suspendues aux extrémités des herbes.
Et ce jusqu’à la mort.

Les Fourmis



--

La Fourmi Legionnaire

Publié le 16/02/2009 à 12:00 par badclown
La Fourmi Legionnaire
Cette fourmi doit son nom à sa façon de se déplacer en longues colonnes, reine et ouvrières au centre, soldats en tête et sur les côtés.
On rencontre différentes espèces de fourmis légionnaires dans les régions tropicales d’Inde, d’Afrique, et d’Amérique.
Le genre Eciton (en illustration) est particulièrement réputé pour sa férocité en Amérique. Le genre Anomma, tout aussi guerrier, vit en Afrique ainsi que la célèbre Dorylus nigricans appelée fourmi magnan.

Portrait de la fourmi légionnaire

Ces fourmis vivent essentiellement dans les forêts d’Afrique et d’Amérique du Sud. Les Ecitoninae vivent dans le Nouveau Monde. Les Aenictinae et les Dorylinae vivent dans l’Ancien Monde. Ces fourmis font partie de l'ordre des Hymenoptera et de la famille des Formicidae.

Il existe plusieurs espèces dont notamment :

* Eciton burchelli
* Eciton dulcius
* Eciton hamatum
* Anomma wilwerthi
* Dorylus nigricans

Quel que soit le continent, toutes les fourmis légionnaires partagent des points communs :

* Elles sont nomades
* Elles attaquent sans effectuer de reconnaissance préalable
* Leur reine, dépourvue d’ailes, peut pondre jusqu’à 2 millions d’œufs en un mois

En 2003, Sean Brady, entomologiste à l’Université Cornell, a publié une étude génétique portant sur 30 espèces de fourmis légionnaires de continents différents et 20 espèces fossiles.

Leur ancêtre commun aurait vécu il y a 100 million d’années sur le supercontinent Gondwana. Après le fractionnement du Gondwana, toutes les espèces ont conservé les trois caractéristiques propres aux fourmis légionnaires.

Les mâles sont pourvus d’ailes et meurent rapidement après la reproduction.

Parmi les fourmis légionnaires, l’homme a donné des surnoms qui symbolisent bien ces espèces : la fourmi safari d’Afrique ou la fourmi guerrière du Nouveau Monde. Elles ont été surnommées les Huns du monde des insectes.
Les fourmis tropicales américaines, du genre Eciton, sont parmi les plus redoutables. En Afrique, la plus crainte est la Dorylus nigricans ou fourmi magnan.

La fourmi safari africaine (genre Dorylus), comme les fourmis guerrières Eciton, se déplace en colonnes de razzia, longues parfois de 300 m et fortes de milliers d’individus. Ces fourmis attaquent tout animal vivant, y compris l’homme.

Leur structure sociale est la même que pour la plupart des autres espèces. Elle consiste en une reine mère et la population élargie de ses descendants.
Sa progéniture comprend des ouvrières dépourvues d’ailes, des mâles ailés et des reines ailées qui quitteront le nid comme reines fécondées.

La fécondation nuptiale de la reine durera toute sa vie, parfois jusqu’à 15 ans. La moyenne des ouvrières ne vit que quelques années. Les mâles meurent peu après le vol nuptial.

La caste ouvrière est spécialisée et se divise en sous-castes. Les soldats ne sont que des ouvrières plus grosses.

Dans le genre Anomma, les plus petites ouvrières mesurent 0,5 mm alors que les plus grandes mesurent 14 mm mais un soldat mesure en moyenne 25 mm.

Il existe de nombreuses spécialités d’ouvrières dans le monde des fourmis. Chez les fourmis champignonnistes, des ouvrières sont devenues minuscules pour pouvoir repousser les attaques des mouches parasites. Les ouvrières spécialisées dans la coupe des feuilles peuvent les transporter sur leur os grâce à leur poids plume.

Une colonie évolue en fait comme une unité biologique.

L’organisation des fourmis légionnaires

Les fourmis légionnaires se déplacent en colonnes de quelques dizaines de mètres, organisées militairement :

Au centre, les petites ouvrières transportent les larves et parfois des proies comme garde-manger. La reine est entourée de ses servantes.
Sur les flancs, les soldats, qui sont des ouvrières deux fois plus grosses que les autres, munis d’une tête énorme et de mandibules impressionnantes.

Plusieurs de ces soldats sont régulièrement relevés afin de précéder la colonne en éclaireurs. La colonne suit ainsi ses soldats aux traces odorantes qu’ils laissent derrière eux.

La colonne avance de 200 m par jour environ et s’arrête la nuit pour camper, toujours en bon ordre. La reine reste au centre et les soldats montent la garde autour d’elle.

Chez certaines espèces sud-américaines, les nids qui servent de bivouac pour la nuit, pendent des arbres comme des essaims d’abeilles.
De ces masses sortent des colonnes de razzia qui fouillent chaque brindille pour rapporter de quoi nourrir la colonie.

Malgré l’apparente confusion qui règne, l’immense communauté maintient une activité coordonnée. Le mode de communication chimique des fourmis et le rôle joué par la reine constituent deux facteurs importants qui permettent cette cohésion.


La fourmi magnan (Dorylus nigricans)

La reine, aveugle, pond jusqu’à 50 000 œufs par jour pendant la période de reproduction. Aptère, elle pèse jusqu’à 2 grammes, soit le poids de 100 soldats.
A chaque nouveau déplacement, elle est tellement grasse que des dizaines d’ouvrières s’agglutinent autour d’elle pour la pousser et la tirer.

Le bruit caractéristique de cette armée en marche est appelé la marabounta. La durée du raid varie entre 3 h et 2 jours.

Dans son livre « Les Fourmis », Bernard Weber décrit admirablement la terreur qu’inspire l’arrivée des magnans :

« Après les éclaireurs, les autres arrivent vite, en colonne à perte de vue. La colline devient noire. C’est comme une coulée de lave qui fait fondre tout ce qu’elle touche ».

Rien n’arrête les magnans, pas même une étendue d’eau. Pour franchir l’obstacle, les ouvrières se transforment en pont vivant.

L’ethnie d’Houphouët Boigny utilisait les magnans à des fins meurtrières. Ils laissaient la victime sur le passage des fourmis et récupérait 15 jours après un squelette bien propre.

Pourquoi les fourmis légionnaires voyagent t-elles ?

Pourquoi ces fourmis se déplacent t-elles ainsi continuellement ?

Ces voyages semblent liés à la reproduction. Une fois par mois, l’armée s’arrête, la reine pond 40 000 oeufs et plus, d’où sortent des larves une semaine plus tard.
Parallèlement, toutes les nymphes de la ponte précédente se métamorphosent à la fois en une masse de jeunes adultes affamés.

Les razzias reprennent alors brusquement. L’armée repart renforcée par de nouvelles troupes encore inexpérimentées.

La phase nomade dure de 16 à 18 jours. Puis, la colonie entre dans une phase sédentaire pour 20 à 21 jours.

La fourmi légionnaire est-elle dangereuse ?

Les fourmis légionnaires sont souvent de grande taille. On raconte des histoires effrayantes à propos de ces fourmis.
Il est vrai que ces armées sont capables de dévorer un bœuf, mais à condition qu’il soit attaché.

Rien ne résiste au passage de ces colonnes qui peuvent contenir plusieurs millions d’individus. Sur leur passage, les fourmis dévorent une quantité énorme d’insectes et de larves.

On les appelle parfois « mangeuses d’hommes » car elles sont capables de dévorer un corps humain, mort ou immobilisé.
Les mandibules des soldats, longues et pointues, sont utilisées en Amérique du Sud pour refermer les blessures, comme des agrafes.

Lorsqu’elles traversent un village, celui-ci doit être évacué.
Cependant, avant de partir, les habitants laissent les portes ouvertes car elles nettoient rapidement la maison de toute vermine, des rats et des cafards.

En Afrique, les fourmis légionnaires sont de véritables prédateurs. Elles dévorent d’avantage de chair animale dans la savane que les lions, les hyènes ou tout autre carnivore.

Source : Terra Nova

Le Bloop

Publié le 10/02/2009 à 12:00 par badclown
Le Bloop
Dans les années 1950, le gouvernement américain met en place le Sound Surveillance System (SOSUS), un réseau de sonars destinée à surveiller les océans et à repérer les sous-marins (en particulier soviétiques). Suite à la fin de la guerre froide, l’intérêt des militaires pour le SOSUS fut décroissant. Aujourd’hui, il sert principalement dans le cadre de projet scientifique.

En Eté 1997, les experts reçoivent un son mystérieux qui "monte rapidement en fréquence sur environ une minute et à une amplitude suffisante pour être détecté par plusieurs senseurs sur une portée de plus de 5 000 km". Emis sur la côte sud-ouest de l’Amérique du Sud (coordonnées : 50° Sud et 100° Ouest), le bruit reste encore inconnus à ce jour. Il s’est répété à plusieurs reprise durant l’Eté 97, ce qui permit de l’enregistré, mais depuis cette période, il n’a plus jamais été entendu.

De nombreuses théories furent énoncées :

- On à d’abords pensée à un animal marins, un cétacé (comme la baleine bleue) et capable de produire un tel son. Le problème est que l’animal qui a produit ce bruit est censé être d’une taille titanesque, bien plus grande que la plus colossal des baleines bleue (qui mesure tout de même entre 20 à 34 mètres). De plus, si il s’agissait d’un cétacé, l’animal aurait du faire surface pour respirer et aurait du ainsi être repéré.
- La théorie du céphalopode gigantesque fut alors abordée, mais toutes les espèces connus ne disposent pas des membranes gazeuses nécessaires pour produire ce son.
- Reste la théorie d’une espèce de poisson encore inconnu, bien plus grand que la baleine bleue et vivant dans les profondeurs de l’océan le plus profond du monde (la profondeur maximale de l’océan pacifique est de 10 916 m).
- Il est également possible qu’un grand nombre d’être vivant produisant une vibration synchronisé furent à l’origine de ce son.
- La théorie d’une machine est probable, mais le bruit n’aurait pas parcouru une aussi grande distance.
- Il n’y à ni faille ni activité sismique dans la région. De plus, le son fut répété plusieurs fois, ce qui écarte la cause naturelle sismique.

Quoi qu’il en soit, ces sons en intrigue plus d’un. Surtout lorsqu’on sait que les coordonnées ou furent produits les bruits sont proches de celle de la ville fictive de R'lyeh, lieu mythique ou est enfermés Cthulhu, endormis depuis des milliers d’années sous l’océan, dans la mythologie lovecraftienne (Dans « L’Appel de Cthulhu », H.P Lovecraft situe la cité engloutie à 47°9 Sud et 126°43 Ouest).

Si l’envie vous en prend, écouter donc, juste pour la curiosité (ne tentez pas de reconnaître un message ou quoi que ce soit d’autre, y’a juste du bruit), ici : NOAA Website

Bad Clown